Et si votre inconscient avait un message ? Voyage guidé au cœur de l’hypnose quantique
Il y a des périodes où l’on sent, sans toujours savoir l’expliquer, que quelque chose demande à être entendu. Une émotion qui revient, un schéma qui se répète, une fatigue de “porter” trop longtemps… Et l’on se surprend à rêver d’un espace où déposer tout cela, sans jugement, avec douceur.
C’est souvent ainsi que l’on arrive à l’hypnose quantique (aussi appelée, selon les praticiens, hypnose spirituelle, hypnose régressive quantique, BQH, ou parfois QHHT). Une approche qui propose un voyage intérieur : certains y rencontrent des images symboliques, d’autres parlent de connexion à l’âme, de guidance intérieure, ou encore de plongée dans des mémoires ancestrales (transgénérationnelles) — comme si l’histoire de notre lignée laissait parfois, en nous, une empreinte subtile.
Dans cet article, l’idée n’est pas de convaincre, ni de trancher ce qui relève du “réel” ou du “symbolique”. L’intention est plus simple : comprendre, se sentir rassuré, et surtout savoir à quoi s’attendre, pour qui c’est adapté, comment choisir un cadre sérieux, et quand s’abstenir.
1) Origines & inspirations : d’où vient l’hypnose “quantique” ?
Une définition simple (et honnête)
Dans la pratique, le terme “hypnose quantique” désigne le plus souvent une hypnose orientée vers :
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l’exploration profonde de la conscience (état de relaxation / attention intérieure),
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une forme de régression (vers l’enfance, le prénatal, le transgénérationnel… ou, selon certains, des “vies antérieures”),
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et un langage plus spirituel : âme, Soi supérieur, guides, conscience intuitive.
Le mot “quantique”, ici, est généralement employé comme une métaphore (un vocabulaire de “champs”, de “possibles”, d’“information”), plus que comme une référence scientifique stricte. Beaucoup de praticiens l’utilisent pour évoquer l’idée que nous pouvons accéder à des ressources intérieures profondes — sans que cela constitue, en soi, une preuve au sens médical ou scientifique.
BQH (Beyond Quantum Healing)
Le BQH (“Beyond Quantum Healing”) est présenté par ses promoteurs comme une pratique qui combine hypnose, imagerie guidée et approche spirituelle, avec l’objectif d’explorer le subconscient et des “états de conscience” plus vastes, au service d’une démarche de mieux-être et de sens.
QHHT (Dolores Cannon)
La QHHT (Quantum Healing Hypnosis Technique) est associée à Dolores Cannon. Elle est décrite comme une hypnose très profonde (souvent appelée “état thêta” dans ce milieu), visant à se relier à un aspect plus sage de soi, souvent nommé “Higher Self” ou “Subconscient” (au sens spirituel du terme).
Brian Weiss, Michael Newton : la popularisation de la régression
Dans l’imaginaire collectif, l’hypnose régressive moderne a été largement popularisée par des auteurs comme Brian Weiss et Michael Newton, à travers des récits cliniques et spirituels autour des vies antérieures et de l’“entre-deux-vies”.
2) Le principe : comment “ça marche”, concrètement ?
L’hypnose, dans sa base, ressemble rarement à ce qu’on voit au spectacle. Il s’agit plutôt d’un état naturel d’attention focalisée, accompagné d’une profonde détente. On peut se sentir “entre deux” : très présent, et en même temps très tourné vers l’intérieur.
Dans l’hypnose quantique, le praticien guide généralement la personne vers :
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un apaisement du mental “analytique”,
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une ouverture au langage de l’inconscient (images, sensations, émotions, souvenirs, symboles),
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et, selon les approches, une exploration qui peut prendre plusieurs formes :
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mémoire personnelle (enfance, prénatal),
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mémoire transgénérationnelle / ancestrale (comme un héritage émotionnel de la lignée),
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récit spirituel (âme, vies antérieures, “entre-deux-vies”), vécu comme une expérience intérieure.
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L’essentiel à retenir : ce qui émerge n’a pas besoin d’être “prouvé” pour être transformateur, à condition d’être accueilli avec prudence et bienveillance. Une scène peut être comprise comme :
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une mémoire,
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une métaphore,
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ou un récit symbolique que l’inconscient fabrique pour parler d’une blessure, d’un besoin, d’une peur, d’un élan.
3) Mémoires ancestrales et connexion à l’âme : de quoi parle-t-on ?
Les mémoires ancestrales (transgénérationnelles)
Certaines personnes ressentent comme un poids “qui ne leur appartient pas tout à fait” : culpabilité, peur de manquer, loyauté familiale, impression de devoir porter, réparer, réussir pour quelqu’un… Dans ce cadre, parler de mémoires ancestrales revient à dire : “Je porte peut-être une histoire plus grande que moi, et j’ai besoin de la reconnaître pour m’en libérer.”
En séance, cela peut se manifester par :
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des images d’époques non vécues consciemment,
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des scènes liées à la famille (même lointaine),
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des émotions très anciennes, parfois sans “raison” apparente.
La connexion à l’âme (ou au “Soi profond”)
Dans un vocabulaire plus spirituel, certains décrivent une sensation de se relier à :
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une partie de soi très calme, très sage,
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un “fil intérieur” qui remet du sens,
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une forme de guidance, de réconciliation, de pardon.
Que l’on y voie l’âme, le subconscient, ou une intelligence intérieure : l’idée centrale est la même… revenir à soi, en profondeur.
4) Ce qu’on peut en attendre (et ce qu’il vaut mieux éviter d’en attendre)
Ce que beaucoup de personnes viennent chercher
Les praticiens évoquent souvent :
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une diminution du stress, un apaisement émotionnel,
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une meilleure compréhension de schémas répétitifs,
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une sensation de clarté, de sens, de réconciliation intérieure,
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parfois une capacité nouvelle à poser des limites, à choisir, à se respecter.
Ce qu’il vaut mieux éviter d’en attendre
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Une “guérison miracle” ou une promesse médicale.
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Une vérité historique garantie (surtout lorsqu’il est question de régression très lointaine). Des institutions et chercheurs alertent sur le fait que la régression hypnotique peut produire des récits très vivants sans constituer une preuve que l’événement a réellement eu lieu.
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Une séance spectaculaire à tous les coups : certaines expériences sont simples, calmes, et pourtant très utiles.
Rappel important : en France, l’hypnose peut être utilisée dans des cadres de soin (notamment douleur/anesthésie) et doit alors s’inscrire dans une prise en charge médicale conventionnelle, sans s’y substituer.
5) À qui cela s’adresse ?
L’hypnose quantique attire souvent des personnes :
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en période de transition (deuil, séparation, reconversion),
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en quête de sens,
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qui sentent des blocages émotionnels persistants,
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ou qui souhaitent explorer le transgénérationnel / le spirituel avec prudence.
Elle peut aussi convenir à des profils très “mentaux” — à condition d’accepter que la séance parle parfois en images, en sensations, en symboles.
6) Comment se déroule généralement une séance ?
Les styles varient, mais voici une trame fréquente :
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Accueil et intention
Vous expliquez votre situation, votre objectif, vos limites. On définit un cadre clair : ce que vous souhaitez explorer, et ce que vous ne voulez pas. (C’est un vrai point de sécurité.) -
Induction (relaxation guidée)
Respiration, détente corporelle, focalisation. On “baisse le volume” du mental. -
Exploration
Le praticien pose des questions ouvertes. Vous décrivez ce qui vient : images, sensations, émotions, “scènes”. Selon l’approche, cela peut être :-
une histoire personnelle,
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une scène transgénérationnelle,
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ou une exploration spirituelle (âme / guides / vies antérieures) — toujours avec votre consentement.
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Intégration et retour
On revient doucement. On échange sur ce que cela a touché, ce que cela éclaire, ce que vous voulez garder. Souvent, le plus important n’est pas “le scénario”, mais le message émotionnel. -
Après la séance
Il peut y avoir un temps d’intégration : fatigue douce, rêves, émotions. Un praticien sérieux vous propose des repères pour vous ancrer (boire, marcher, écrire, repos).
7) Garde-fous essentiels et contre-indications
Les garde-fous qui protègent
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Aucune promesse médicale.
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Consentement et sécurité émotionnelle : vous gardez le contrôle, vous pouvez stopper à tout moment.
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Intégration : un bon praticien vous aide à redescendre, à vous recentrer.
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Clarté sur la posture : accompagnement de bien-être / développement personnel, ou démarche psychothérapeutique (selon formation et cadre).
Contre-indications / précautions (à prendre au sérieux)
L’hypnose (toutes formes confondues) peut être déconseillée ou nécessiter un avis médical en cas de :
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troubles psychotiques (ex. schizophrénie), épisode maniaque aigu,
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troubles dissociatifs sévères,
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grande instabilité psychique, addictions en phase aiguë,
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ou si l’on est dans un moment de fragilité où l’exploration pourrait submerger.
En cas de doute : parlez-en à votre médecin, psychiatre ou psychologue. Et si vous êtes déjà suivi, l’idéal est une démarche coordonnée.
Un mot important sur les “souvenirs”
Les approches régressives (enfance, transgénérationnel, vies antérieures) demandent une grande prudence : l’hypnose peut augmenter la confiance que l’on a dans un souvenir, sans garantir sa fiabilité. C’est l’une des raisons pour lesquelles le cadre, l’éthique et la formulation des questions comptent énormément.
Pour aller plus loin (livres, podcasts, vidéos)
Livres (disponibles en français)
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Brian L. Weiss, De nombreuses vies, de nombreux maîtres (traduction française disponible).
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Brian L. Weiss, Nos vies antérieures, une thérapie pour demain (édition française).
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Michael Newton, Journey of Souls / ouvrages autour de la “vie entre les vies” (présentations et ressources via le Newton Institute).
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Dolores Cannon, livres traduits en français (listes et éditions disponibles selon catalogues libraires).
Podcasts (francophones)
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Métamorphose, épisode autour des vies antérieures / hypnose régressive (avec Bernard Werber).
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Inexploré – série Réincarnation (épisode sur vies antérieures et dimensions de conscience).
Vidéos (pour découvrir le sujet)
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Playlist YouTube autour de l’hypnose régressive quantique (contenus d’exploration et d’explication, à consommer avec discernement).
En conclusion : une porte, pas une obligation
L’hypnose quantique peut être vécue comme une rencontre intime : avec une émotion, un héritage familial, une histoire symbolique, une sensation d’âme… Elle n’a pas besoin d’être “prouvée” pour être utile — mais elle a besoin d’être encadrée, respectueuse, et sans promesses.
Si vous choisissez d’explorer, faites-le comme on entrerait dans un lieu sacré : lentement, en sécurité, avec un professionnel formé, et avec cette phrase simple en fil conducteur :
“Je viens pour me comprendre et me réparer avec douceur.”